BIENVENUE SUR MON BLOG !
Marianne PRODHOMME. 43 ans. Créatrice et co-gérante d'une entreprise coopérative de conseil, formation et accompagnement des transitions professionnelles. Conseillère municipale d'Angers. Présidente du Conseil Consultatif de Quartier de Belle-Beille. Habitante du Canton Angers Centre depuis plus de 20 ans
lundi 10 mars 2008
MERCI !
Le candidat sortant a été réélu dès le premier tour... A 132 voix près, nous aurions pu avoir un second tour... Dommage... Ce canton restera donc UMP... Partie remise...
DEMANDE D'EXCUSES A M. CHANTEUX
J'avoue ma consternation et mon incompréhension devant l'agression verbale commise par M. CHANTEUX, candidat UMP sortant, à mon égard à mon bureau de vote hier...
J'apprécierais d'avoir des excuses pour cet incident.
samedi 8 mars 2008
suspension provisoire de l'activité de ce blog
jeudi 6 mars 2008
LES ELECTIONS CANTONALES N'INTERESSENT (PRESQUE) PERSONNE !
Comment comprendre cet état de fait ?
Evidemment, il y a une campagne municipale simultanée qui mobilise l'attention d'un grand nombre de personnes et qui occupe la presse... De plus, élire son maire, c'est opter pour des projets qui concernent très directement la vie quotidienne de nos concitoyens... On se sent concerné...
et puis :
Le Conseil Général : très peu de gens savent de quoi il s'agit, à quoi il sert, de quoi il s'occupe, comment il fonctionne... déficit d'éducation civique ? Peut-être. Très faible lisibilité de ses actions ? Sûrement. Mais plus encore, déficit de démocratie participative et d'implication des acteurs locaux dans les politiques et les actions menées. Je crois que si le Conseil Général avait pris l'habitude, comme c'est maintenant le cas à la Ville d'Angers, de rencontrer, échanger, concerter, les acteurs locaux : habitants, associations, organismes professionnels pour contribuer à l'élaboration de ses politiques, pour construire et enrichir ses décisions et ses actions, il serait bien mieux connu... Des choses très concrètes pourraient être faites en ce domaine comme elles existent ailleurs en France :
- Pour les routes, la mise en place d'une démarche "routes durables" qui consiste, notamment à concerter les acteurs de terrain, à se poser ensemble les questions de fond : à toutes les étapes d'un projet route : en amont depuis l'idée même de construire (pertinence du projet, réelle utilité sociale, préservation de l'environnement...), pendant les travaux (problématiques techniques, insertion dans le paysage....) et puis ensuite au moment de l'exploitation de la route (fréquentation, dégradation, entretien...).
- Pour l'action sociale : élaborer des diagnostics concertés de situations préoccupantes (vieillissement et problématiques des prises en charge médicales et financières, alcoolisme des jeunes, insertion professionnelle des jeunes, des plus de 50 ans, etc.) et co-élaboration de projets spécifiques avec les associations, et toutes les institutions qui s'occupent de ces questions...
Enfin, la méconnaissance de cet échelon départemental de la vie administrative et politique française n'est pas sans soulever la question de la pertinence de ce découpage en départements... Ce découpage date de 1789. C’est en pleine révolution, que Guillaume Thouret, député du Tiers-État a l’idée de découper administrativement en départements le territoire français. Les géographes Cassini père et fils sont chargés de redessiner la carte de France, avec 2 critères : faire en sorte que les départements aient tous une taille comparable et que leur chef-lieu puisse être atteint en une seule journée de cheval ! Voilà comment sont nés 83 départements, qui sont venus remplacer les provinces définies auparavant sous l’Ancien Régime.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts et la vie politique et administrative française s'est beaucoup modifiée, en particulier développement du rôle des Régions, des Agglomérations et communautés de communes, des Villes... Est-il pertinent de garder cet échelon départemental ? Incontestablement, les responsabilités du Conseil Général pourraient être réparties sur d'autres échelons, en particulier Conseil Régional et Agglomérations : on y gagnerait en efficacité et en cohérence...
Mais, bon... Pour l'instant, le Conseil Général existe... Et il est important d'y agir dans un sens que l'on croit juste... C'est ce que je me propose de faire ! Si vous fréquentez ce blog, c'est que vous savez l'importance de cette mission... Inutile donc de vous rappeler d'aller voter aux élections cantonales des 9 et 16 Mars !
dimanche 2 mars 2008
SARKOZY OU L'ANTITHESE D'UN ART DE VIVRE ENSEMBLE
L'appel pour une vigilance républicaine du journal "Marianne" signé par des personnalités aussi diverses que N. Mamère, S. Royal, D. De Villepin, F. Bayrou, est un signe que la politique de notre président UMP divise, au delà des clivages habituels. On sent confusément que quelque chose d'essentiel est attaqué. Mais quoi au juste ?
En avoir ou pas ?
Dans la logique de M. Sarkozy, il faut apprendre à profiter des opportunités en fonction de ses intérêts du moment. Logique de courte vue. Tous les points de vue se valent. Il n'y a pas à discuter des moyens du moment qu'il y a un gain immédiat, un profit pour soi-même, un peu plus de pouvoir, une meilleure place dans la compétition. Dans la vision de cette droite-là, la valeur d'un homme s'évalue à la taille de son compte en banque et à sa position dans l'échelle sociale. Ces buts-là suffisent-ils à faire une politique, à donner un sens ? Cette conception "relativiste" attaque en réalité une certaine idée de notre socle républicain, idée qui faisait jusque là consensus et qui concerne le rôle du président, censé incarner une vision du bien commun. Je ne crois pas qu'on puisse tout faire : je crois qu'il y a des valeurs fondamentales qui doivent guider nos actes, je crois que certaines choses sont plus importantes que d'autres : la solidarité vis à vis des autres ici et ailleurs, un bien vivre ensemble, le respect du vivant, le respect de l'environnement ... Je crois que les hommes valent par ce qu'ils sont, pas par ce qu'ils possèdent.
Penser moins pour consommer plus
Tout le monde peut gagner sa place au soleil, c'est ce que nous dit notre président. Travailler plus pour gagner plus... On veut faire croire qu'avec le travail, en quantité, chacun peut ou pourra un jour améliorer sa condition. Le mythe du : "Un jour mon investissement et mes qualités seront reconnus et je serai récompensé(e)"... Je vois chaque jour dans mon travail des personnes usées, fatiguées, amères d'avoir tant donné... Pour quoi au final ? Un peu d'argent en plus? Parfois, pas toujours... Une progression en statut social ? Pour certains oui, mais combien laissés en route ? Une reconnaissance dans le travail? C'est justement ce qui fait le plus défaut. Une amélioration de sa vie personnelle ? Pas nécessairement. Car le prix à payer du "travailler plus pour gagner plus", c'est bien souvent ne pas voir ses enfants grandir, ne plus pouvoir prendre de temps pour soi, pour des activités épanouissantes hors travail, pour être avec les autres, ceux que l'on aime... Comme dit un de mes amis, cette logique défendue par la droite UMP, c'est plutôt "Penser moins pour consommer plus"... Je préfère défendre une autre façon de concevoir le monde qui ne propose pas comme seule finalité à notre vie le gain, la possession de biens matériels... Car la question n'est pas celle de la quantité et de l'avoir, mais celle de la qualité de la vie.
La politique de l'UMP : une politique de la méritocratie et des rivalités interpersonnelles
Plus grave est ce constat que ce mythe du "travaillez, travaillez, un jour vous serez récompensés" amène compétition interpersonnelle, rivalités et dissolution du collectif, du groupe, des solidarités et de l'entraide entres collègues, à l'intérieur des entreprises. Lutte des places... Il faut que tu travailles mieux que ton collègue, sinon c'est lui qui sera promu et pas toi... Il y a beaucoup à perdre dans ce mode de fonctionnement... Ce qui fait l'épanouissement professionnel, c'est l'activité que l'on mène, certes, mais aussi et surtout les échanges avec les autres, la rencontre, le partage. Les autres, les solidarités professionnelles, c'est aussi ce qui permet de tenir quand les conditions de travail sont dures, pénibles, stressantes. Avec le délitement des relations professionnelles, apparaissent les maladies, les accidents de travail, les dépressions, les tentatives de suicides dans l'entreprise. Il faut arrêter de croire que nous ne pouvons exister comme individus qu’en considérant les autres comme des rivaux.
Enfin, si l'on y regarde de plus près derrière cette logique, on voit aussi apparaître cette croyance que "chacun mérite la place qu'il a". Si on est au fond du trou, c'est que l'on mérite d'y être. Si on est en haut de l'échelle, on ne le doit qu'à soi-même et à son immense valeur personnelle! Cette croyance est profondément fausse et totalement injuste : elle nie les influences sociales, le fait qu'être né à Neuilly, ce n'est pas pareil qu'être né aux Minguettes, être fils d'avocat, ce n'est pas pareil qu'être fils ou fille d'un employé de la grande distribution ou d'un ouvrier d'usine. Tout est différent : culture, langage, soutiens, réseaux de relation...et les obstacles à franchir ne sont pas du tout comparables. Comment peut-on nier aussi facilement des décennies de recherche en sociologie sur la mobilité sociale, sur le rôle de l'école, souvent impuissante à gommer ces différences initiales... Ignorance ou idéologie décomplexée profondément individualiste ?
Et Dieu dans tout ça ?
Dans la guerre de tous contre tous, il semble utile pour certains, de ramener Dieu, sans doute pour cimenter le lien social que l'on détruit par ailleurs, d'où les attaques contre la laïcité... On ne peut tout mélanger, la croyance religieuse est une liberté de chacun, elle appartient à la sphère individuelle. Mêler le religieux et le politique c'est remettre en cause un fondement essentiel de notre république. Je suis signataire du texte "Sauvegardons la laïcité de la république" (appel-laique.org).
Finalement : Être ou avoir ? Quel est le plus important dans nos vies ?
La politique de N. Sarkozy, inaugurée au Fouquet's et sur le yacht de Bolloré, se situe clairement dans la politique de l'avoir. 25 000 sans-papiers à expulser, notation des ministres, 300 mesures du rapport Atali, gagner plus, sa politique est placé sous le signe du chiffre, sous le signe du plus, et non du mieux. On assiste à une chosification du monde. Tout peut être possédé. Y compris les personnes.
Mais l'essentiel dans nos vies, le bonheur, ne se situe pas dans l'ordre de l'avoir, celui des ressources physiques, monétaires, techniques... L'essentiel dans nos vies, le bonheur, se situe dans l'ordre de l'être, dans la façon de concevoir sa place dans l'univers en harmonie avec les autres, dans la façon de donner un sens à sa vie, de s'en sentir responsable et de se montrer solidaire de la vie des autres. Le bonheur est dans l'échange, le partage, l'amour, pas dans la possession matérielle, et ce sont là les valeurs fondamentales des êtres humains. Grandir en humanité dans la création et dans la coopération avec autrui est possible si nous savons nous situer dans ce qui est vraiment important : dans l’ordre de l’être, et non dans l'ordre de l’avoir et de la possession.
L'enjeu politique majeur qui se pose fortement aujourd'hui parce qu'il est menacé, est celui de l'art de vivre. Et il s'agit bien d'un enjeu politique et pas seulement d'un enjeu individuel. Il appartient aux femmes et aux hommes politiques de mettre en place les conditions de cet art de vivre.
Plusieurs personnalités politiques s'insurgent contre ces logiques de pensées poussées à l'extrême par le président de la République. Sans doute F Bayrou est-il un de ceux qui en ce moment parlent le mieux dans les media de ces dérives sarkoziennes... Sur ces sujets, un consensus est sans doute possible au delà des appartenances à différents partis politiques.
« Il y a suffisamment de ressources pour répondre aux besoins de tous, mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun » Gandhi
| « Aïe, on nous fait croire | Foule sentimentale |
vendredi 29 février 2008
BELLE SOIREE DE CAMPAGNE
Le film "Notre pain quotidien" montre, observe, une agriculture d'aujourd'hui : productiviste, qui n'a plus de paysans, n'utilise plus de terre, ne se soucie plus des saisons, une agriculture hors sol, hors temps... Et alors ? pourrait-on dire... Quel est le problème ? Le problème est que cette agriculture :
- est consommatrice de machines, de robotisation, d'énergie ; elle n'est pas créatrice d'emploi,
- est consommatrice de produits chimiques : engrais, pesticides nocifs pour l'environnement l'eau, les sols, la faune et la flore...
- est consommatrice en eau, une ressource précieuse et pas illimitée,
- utilise les hommes pour des postes industriels faits de tâches répétitives abrutissantes, et d'une pénibilité des conditions de travail (bruit, exposition aux produits chimiques...)...
Cette agriculture est le résultat d'une politique qui a valorisé les rendements, la productivité à une époque où il fallait nourrir la population, mais qui n'a pas su s'arrêter. Une agriculture devenue une agro-industrie, souciée d'exportation, de business au profit de grands groupes financiers... au détriment d'une qualité de notre alimentation, au détriment de notre environnement.
Le Conseil Général, par les subventions qu'il délivre, par les actions qu'il finance, par les organismes qu'il soutient, joue un rôle et prend une position sur ces questions. Pour ma part, je veux développer une politique départementale :
- de soutien à une agriculture qualitative, qui préserve l'environnement aujourd'hui et demain,
- de soutien à une agriculture proche des consommateurs qui valorise des circuits courts de distribution : mangeons les produits issus des terres proches de nous, à la saison où ils poussent,
- de soutien, dans le cadre du pôle de compétitivité à la recherche sur le bio : résistance des plantes, qualité nutritive...
- qui se préoccupe de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises et organismes qu'elle subventionne,
- qui maintient le principe de précaution en matière d'essais OGM en plein champs,
- qui instaure un débat citoyen sur les thèmes de société tels que les plantes génétiquement modifiées.
lundi 25 février 2008
INCIDENTS SCANDALEUX DANS LA CAMPAGNE ELECTORALE
- On peut être adversaires politiques, ne pas avoir les mêmes idées et néanmoins respecter les personnes. On peut échanger sur les projets de sociétés défendus par les uns et les autres, confronter le fond... Ce serait une campagne électorale digne et constructive. Oui mais voilà... Cette conception de la vie politique ne semble pas partagée par tous. Voici les faits :
- Alors que de jeunes militants distribuaient des tracts de soutien à la Liste de Jean-Claude ANTONINI et à ma propre candidature, en haut de la rue Lenepveu près de la place du Ralliement, Laurent GERAULT, N°3 de la liste BECHU aux municipales est venu vers un militant des Verts et, en le poussant de l'épaule, lui dit :
- « Fais pas chier », « Fais pas de provoc », « Dégage ». Il s'est éloigné et revenu quelques instants plus tard en répétant « Fais pas chier », « Fais pas de provoc », « Dégage, connard ».
- Conception écoeurante du débat démocratique et de la pluralité en politique (qui n'est pas sans rappeler une sortie au salon de l'agriculture)...
- Après un tag écrit il y a une semaine sur la permanence des Verts « Mort aux Verts », on voit la hauteur des arguments de nos adversaires politiques et les pratiques dont ils sont capables... Consternant.